|
  • Playlist
Title
Artist
Genre
Length
Playlist save clear
Votre playlist est vide

Dimitri Kabalevsky

partager artiste

Partager

Biographies

Dimitri KABALEVSKY
1904-1987

Dimitri Borissovitch Kabalevsky naît à Saint-Pétersbourg, le 30 décembre 1904. Les parents du compositeur - Boris Klavdiévitch, diplômé de la faculté de mathématique et de physique de l`Université de Saint-Pétersbourg , et Nadejda Alexandrovna Novitskaya, une jeune « institutrice domestique » - autrement dit, une gouvernante – sont tous deux des éducateurs-nés.
Dimitri Kabalevsky a plus d`une fois exprimé sa profonde gratitude envers ses parents pour tout ce qu`il a reçu d’eux au cours de ses jeunes années.

Dès son plus jeune âge, le futur compositeur fait preuve de multiples dons, le plus évident d’entre-eux étant celui de la musique. Dès le début de son apprentissage, à l’âge de huit ans, il aime improviser au piano et jouer selon sa fantaisie, « à l’oreille » – activités qui lui sont bien vite interdites par son professeur.
Le petit Mitia s`insurge, et les lessons s`arrêtent là pour ne reprendre que bien plus tard, alors qu’il a déjà atteint ses quatorze ans ans. Et bien qu’il soit sorti du Conservatoire de Moscou avec mention honorable et deux diplômes (piano et composition), ces « années perdues », selon ses propres mots, lui auront ôté la possibilité de devenir un grand interprète.

En 1918, la capitale de l’Empire russe est transférée de Petrograd à Moscou avec toutes les administrations nationales. Boris Klavdiévitch, qui travaille au Département des Caisses d`épargne d`Etat, s’y établit donc avec sa famille. C’est là, l’année d’après, tout en prenant des leçons de peinture et en se livrant avec talent à la poésie, que Dimitri reprend ses études musicales et entre à l’Institut Scriabine pour y étudier le piano avec V.A.Sélivanov.

En 1922, le jeune Dimitri Borissovitch passe l’examen d’entrée à l’Institut Engels de sciences socio-économique. Mais il a déjà opté pour la carrière de pianiste. Pendant les trois années qui suivent, il se consacre exclusivement à son instrument, joue dans les cinémas (tout comme son collègue Chostakovitch à la même époque), et travaille comme accompagnateur aux Instituts Scriabine et Rubinstein. Kabalevsky commence sa carrière d’enseignant, et c’est pour faire travailler ses élèves qu’il compose ses premières œuvres.

En 1925, Kabalevsky entre au Conservatoire de Moscou dans les classes d’Alexandre Goldenweiser (piano) et de Georgi Catoire (composition). A la mort de ce dernier, il passe dans la classe d’un pédagogue d’exception, Nikolaï Miaskovsky, l’un des plus grands symphonistes de l`époque. Entre les deux musiciens, la relation de maître à élève va se transformer en une sincère amitié, en une estime profonde et réciproque dont témoignera la dédicace des Vingt-quatre préludes pour piano écrit par le disciple lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Pendant ses études au Conservatoire, Kabalevsky compose surtout de la musique de chambre – romances, chansons, préludes pour piano etc. Influencé par Miaskovsky, pour la première fois, il s’essaie aux « grandes formes » avec la Première Sonate pour piano et le Premier Quatuor à cordes.

En 1929 Kabalevsky termine ses études de composition et, en 1930, ses études de piano avec une mention honorable. Son nom figure désormais sur le Tableau d`Or du Conservatoire de Moscou. Commence alors véritablement sa longue existence de créateur.

Lorsqu’il sort du conservatoire, ce pianiste dans l’âme montre l’étendue de son talent dans d’autres domaines de la création musicale. Il écrit successivement un Poème de la lutte, pour chœur et orchestre, ses trois premières symphonies (la dernière pour voix et orchestre), ainsi que son Deuxième concerto pour piano et orchestre.

Les traits caractéristiques du jeune compositeur se dégagent dès cette époque : attachement à la tradition, fidélité au patrimoine, limpidité et expressivité, métier soigné et intérêt porté aux sujets d`actualité.
Parmi ses œuvres, la Deuxième symphonie (1934) sera la plus populaire, en Russie comme à l’étranger. « Le tempérament de Kabalevsky nous a conquis », déclare à son propos un critique viennois.
Le compositeur travaille fréquemment pour le théâtre et le cinéma. Il collabore avec les scènes les plus prestigieuses de la capitale, et compose pour les films La nuit de Saint-Pétersbourg, Moussorgsky, Les chemins des tourments, Chtchors, et Anton Ivanovitch se fâche. Cette comédie musicale très réussie doit une partie de son succès à une musique légère, spirituelle, mélodieuse et captivante. La fréquentation d’acteurs et de metteurs en scène de premier plan stimule l`imagination créatrice de Kabalevsky, et l’amène à écrire l`opéra Colas Breugnon, son œuvre maîtresse des années trente.
Le livre de Romain Rolland frappe énormément le compositeur. Kabalevsky et son librettiste en sélectionnent les moments les plus dramatiques et marquants. Comme, par exemple, le conflit entre l`artiste Colas et le duc, ou celui entre Colas et la femme de sa vie, Céline-la Belette. Pour Kabalevsky, l’opposition entre l`art et l`obscurantisme symbolise celle entre les peuples de l’Europe et le fascisme cherchant à anéantir la culture et la civilisation mondiales. Le compositeur se plonge dans le folklore français, qu’il adapte sans imiter, parvenant ainsi à faire ressentir intensément l’esprit des personnages. Une seule fois entend-on la citation exacte d’une chanson française - le thème que Colas joue à la flûte. Le charme très particulier de l’œuvre tient à ce mélange de français réinventé et pourtant quintessentiellement vrai et d`intonations russes.
L`ouverture de l’opéra et les trois entractes - Fête populaire, Calamité populaire (la peste) et Soulèvement populaire - ont plus tard connu une existence autonome sous forme de suite.
La première a lieu le 22 février 1938, au Théâtre Kirov de Léningrad. C`est un triomphe, mais qui sera de courte durée : la Grande Guerre Patriotique (autrement dit, le Seconde Guerre Mondiale) met fin aux représentations. Elle interrompt également la composition du ballet Les épis d’or, qui aurait dû être présenté au public lors de la Semaine de l’art biélorusse à Moscou. Mais la partition est détruite lors d’un bombardement, et Kabalevsky n’y reviendra jamais plus.

Bien qu’occupé à ces compositions « adultes », Kabalevsky n`en oublie pas pour autant les enfants. Il compose une trentaine de petites pièces faciles pour piano, les Trois cahiers op. 27. La même année (1938) voit la publication d’une suite, Les comédiens, réunissant des extraits de la musique écrite pour un spectacle du Théâtre pour enfants de Nathalie Satz, Inventeur et comédien.

La Grande Guerre Patriotique, qui éclate le 22 juin 1941, change radicalement la vie du pays, qui lutte maintenant de toutes ses forces contre l`envahisseur. La musique, dont celle de Kabalevsky, n’est pas exempte de cette mobilisation générale. Le compositeur entame l’une de ses grandes œuvres, la cantate La grande Patrie. Bien qu’évacué avec les membres de l’Union des Compositeurs, Kabalevsky est de retour à Moscou dès décembre 1941. Février 1942 le voit au front. Cette expérience le marque si profondément que le thème de la guerre sera à tout jamais présent dans son œuvre à venir.

En 1942, le compositeur écrit Les vengeurs populaires, cycle vocal consacré aux partisans ukrainiens. Six mois plus tard, c’est l`opéra Dans le feu (près de Moscou).
En automne 1943, le compositeur rejoint Léningrad bloqué par les troupes allemandes. De retour à Moscou (et après sa victoire au concours du meilleur arrangement de chant folkloriques russe), il entreprend ce qui sera sa plus belle réussite de l’époque : ses Vingt-quatre préludes pour piano, op. 38. Chacun des préludes est basé sur une chanson russe et, comme dans le cas de Colas Breugnon, bien plus qu’à un arrangement, c’est à une œuvre parfaitement indépendante à laquelle nous avons affaire ici.
Le cycle, achevé en automne 1944, sera créé deux ans plus tard par J.Flier.

L’année 1945 est particulièrement fertile. S’ajoute au catalogue de Kabalevsky le Quatuor à cordes n° 2 et les Sonates pour piano n° 2 et 3, qui sont inspirées par les événements : on y entend des lamentations funèbres et les carillons jubilants de la Victoire.

En 1943 débute la composition de La famille de Tarass. On qualifie parfois cet opéra, porté par une vitalité bondissante et des personnages incarnant une foi sans faille, de « tragédie optimiste ». Le livret et la musique mettent l`accent sur l`amour et la jeunesse des deux protagonistes, Nastia et Pavka. Avec grand succès, l’œuvre est représentée pour la première fois en 1950 à Léningrad.

Fidèle à sa vocation, même à cette époque tragique, Kabalevsky continue à écrire pour les enfants. Selon son propre témoignage, c’est après la composition des Vingt-quatre pièces faciles pour piano et des Quatre chansons-plaisanteries sur des textes de Samuel Marchak (1944) que l’idée lui vient d`un cycle de concertos pour jeunes interprètes. Ainsi verront le jour le Concerto pour violon et orchestre op.48 (1948), le Concerto pour violoncelle et orchestre op.49 (1952) et le Concerto pour piano et orchestre op.50 (1952), triptyque qui incarne la joie, le bonheur et la jeunesse. Tout en formant un cycle unique, chacun des trois panneaux a sa propre et irréductible personnalité.
Le Concerto pour violon est plein d`une joie insouciante, tandis que celui pour violoncelle exprime la douleur et le chagrin causés par la mort précoce des milliers de jeunes, disparus avant d`avoir grandi. Malgré des échos de la guerre, le Concerto pour piano et orchestre est une affirmation irrépressible de vitalité, à laquelle aucun obstacle ne peut résister.

En 1954 le compositeur achève son quatrième opéra, Nikita Verchinine. Bien que ses protagonistes soient des « partisans » de l`époque de la Guerre Civile, ils sont proches des personnages de La famille de Tarass. Comme le Concerto pour violoncelle et orchestre, la Quatrième Symphonie (1956, op.56) est empreinte d’une nostalgie poignante, celle des disparus de la Grande Guerre Patriotique. Pourtant, le sentiment de la plénitude et de la joie de vivre l’emporte encore sur la tristesse. Cette victoire sur le malheur prime tout autant dans la cantate Chants du matin, du printemps et de la paix (1958).

En 1957 Kabalevsky termine son unique opérette, Le printemps chante, mise en scène au Théâtre de l`Opérette. Malheureusement, par la faute d’un livret médiocre, cette comédie lyrique ne connut les planches que brièvement.
Au cours des années suivantes, le compositeur écrit un grand nombre d’œuvres pour enfants – rondos faciles et préludes et fugues pour piano, études pour violoncelle, pièces pour violon et piano, musique vocale, etc. Parmi les œuvres « adultes » de grande envergure, on remarque particulièrement la cantate Les léninistes, pour trois chœurs et orchestre symphonique, qui voit le jour en 1959.

La romance n`occupe qu`une place relativement modeste dans l`oeuvre de Kabalevsky. Il avait abordé ce genre pour la première fois pendant ses années d`études, en mettant en musique Balmont, Blok et Essenine.

Vingt ans plus tard, il compose ses Dix pièces op.52 sur des sonnets de Shakespeare, et Deux romances op.55 d`après A.Kovalenkov. Dans les années soixante-dix, Kabalevsky éprouve de nouveau le besoin d’aborder ce genre, mais en y apportant cette fois-ci tout le bagage de ses réflexions philosophiques. Ainsi verront le jour Trois octains sur des textes de Rassoul Gamzatov op.74 (1975); Le temps (six romances sur des textes de S.Marchak) op. 100, (1977); Chants d`un coeur triste (huit romances sur des textes de O.Toumanian) op.101 (1978-1980) et Sept chansons d`amour op. 103 (1985).

Le Requiem est l’œuvre essentielle que Kabalevsky consacrera à la guerre. Le compositeur l`écrit en 1963. Fidèle à lui-même, il le dédie aux disparus, tout en adressant aux vivants un ouvrage « qui traite de la mort en chantant la vie » (le sommet expressif et dramatique de la partition est intitulé Nos enfants). Le Requiem a connu la consécration dans de nombreux pays, y compris les Etats-Unis d’Amériques

Kabalevsky aura écrit en tout six opéras, une opérette, quatre symphonies, six cantates et oratorios, sept concertos instrumentaux, deux quatuors à cordes, ainsi que des musiques de films et pour la scène, des chants, des choeurs , des romances, et bien d’autres œuvres encore, et ce, dans tous les genres.

Dimitri Borisovitch Kabalevsky s’éteint à Moscou le 18 février Février 1987.
view all 64 tracks 64 Tracks Found
JouerAjouterTéléchargerPlus +
Album: Kabalevsky: Romeo and Juliet / The Comedians
Genre: Classical, Standards
humeur: Agitated, Energetic, Triumphant
instrumental: oui
Droits contrôlés: Publishing only
JouerAjouterTéléchargerPlus +
Album: Kabalevsky: Romeo and Juliet / The Comedians
Genre: Classical
humeur: Danceable, Driving, Playful
instrumental: oui
Droits contrôlés: Publishing only
JouerAjouterTéléchargerPlus +
Album: Kabalevsky: Romeo and Juliet / The Comedians
Genre: Classical
humeur: Playful, Suspenseful
instrumental: oui
Droits contrôlés: Publishing only
JouerAjouterTéléchargerPlus +
Album: Kabalevsky: Romeo and Juliet / The Comedians
Genre: Classical
humeur: Danceable, Driving, Playful
instrumental: oui
Droits contrôlés: Publishing only
add private note Notes privées

Cliquez ici pour ajouter une note privée. Les notes privées seront vues par vous seulement.

add comment Commentaires

Cliquez ici pour ajouter un commentaire. Les commentaires seront vus par tous.

©2019 MusicSales FR. All Rights Reserved.
Powered by Synchtank® V2.9 | Patents Pending
Connect with us
Ce service respecte le droit d’auteur. Tous les droits des auteurs des œuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site, sont réservés. Sauf autorisation expresse, toute utilisation des œuvres autres que le téléchargement dans le cadre du cercle de famille sont interdites.