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Guem

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Biographies

Guem, Le maître des percussions

Avant même de voir la lumière blanche du monde, Guem a ressenti ces vibrations. Dans le ventre de sa mère, il a été bercé par les rythmes du Diwane, équivalent algérien du Gnawa marocain, un rituel de transe, destiné à faire revivre l’âme des anciens et apaiser celle des vivants. Tous ses oncles et tantes savent jouer les instruments du Diwane : le tambour doum-doum, le kouroukou, les castagnettes karkabou et le mystérieux guembri, qu’on touche uniquement les soirs de veillées pour invoquer les esprits de la famille. La sienne est algérienne mais ses ancêtres venaient sans doute d’Afrique sub-saharienne – sa mère porte le nom de Zinder, la seconde ville du Niger.

Guem nait à Batna, à l’est de l’Algérie, en 1947. Enfant, il suit l’école française et en sortant des cours il compose des rythmes sur son cartable. Certains débuts de semaine, il assite aux cérémonies du diwane, combiné de musique et de transe qui le marque profondément. La musique réunit, la musique guérit, il s’en rappellera.
Vers quatorze ans, Guem joue dans les fêtes et les mariages avec d’autres musiciens et petit à petit il arrive à économiser le prix d’un billet de bateau pour Marseille.
En 1963, l’Algérie est tout juste indépendante et la France a besoin de main d’œuvre, Guem , orphelin maintenant de père et de mère quitte l’école et décide d’embarquer pour Marseille, puis pour Paris avec dix francs en poche et sur un bout de papier l’adresse d’un cousin.

Guem démarre comme plongeur dans un restaurant à Roland-Garros, entre autres petits boulots, et joue au football en junior en première division à Saint Ouen, suit une formation et devient tourneur-fraiseur. Il ne retouche pas aux percussions, se concentrant sur son boulot à l’usine. Mais un soir lors d’un bal du 14 juillet, il essaye les congas du groupe qui s’apprête à rentrer en scène, qui impressionné par son talent l’invite à jouer avec eux. C’est le déclic. A partir de ce jour là il est invité dans les bals musettes de la région et dans les cafés de Barbés où il joue de la derbouka. Il accompagne beaucoup de chanteurs d’Afrique du nord mais l’ambiance de la nuit ne lui convient pas : trop d’alcool, de trafics, d’embrouilles.
En 1969, il assiste au festival Panafricain d’Alger, gigantesque rendez-vous culturel de musiciens africains et internationaux. Guem est fasciné, assis dans les tribunes il reproduit les rythmes Soussou, Peuls ou Bamtous … sur ses cuisses pour les mémoriser. De retour à Paris, il se rappelle tout !

En 1970, sa vision d’une percussion panafricaine mélodique se dessine. Au marché aux percussionnistes à Paris, il propose ses services mais personne n’en veut. Quelqu’un lui conseille d’aller voir au Centre Culturel Américain de Paris qui organise des ateliers de percussions. A l’époque la percussion ne joue pas, elle « accompagne ». Devant le manque d’intérêt du directeur du centre, Bruce Taylor, Guem s’installe dans le salon de thé d’à côté, et commence à jour. Un attroupement se forme, Bruce Taylor propose alors à Guem de revenir dans la soirée pour un concert de free jazz.
S’ouvre alors pour Guem une période faste ou il donne des cours et joue en trio avec l’inclassable Colette Magny, des musiciens brésiliens, des jazzmen américains de passage à Paris. Mais la percussion est toujours reléguée au dernier plan. Pour la mettre en avant, Guem crée un spectacle solo où il alterne les passages joués et dansés. Son premier disque vinyle « Percussions Africaines » sort chez Le Chant du Monde en 1974.
Puis pour son quatrième 33T, il recrute ses meilleurs élèves du Centre Culturel et fonde les Zaka Percussions. EN 1978, il publie « Guem et Zaka Percussions » son premier grand succès. Il compose à cette époque son morceau le plus célèbre : « Le Serpent ».

En 1981, il part pour le Brésil, le pays des percussions, avec un élève et un ami brésilien Daniel Slon.Parti pour un mois, il y reste six. Guem met au point sa technique du « caméléon ». Il s’adapte, joue au public brésilien des rythmes de leur pays avant de les emmener vers d’autres instruments de percussions. C’est le sésame : les portes s’ouvrent et Guem enregistre son cinquième album : « O Universo Ritmico » qui sera réédité en France en 2001.

De retour en France, il enchaîne les cours et les concerts. Le Centre Culturel Américain ferme en 1987 et Guem ouvre alors « La Maison de la Percussion ». L’Expérience tourne court, tant pis ! Guem continue son travail d’explorateur de la percussion en électron libre. La personnalité de Guem, son approche mélodique est en déjà devenue incontournable.
En 1996, il réenregistre son morceau « Le Serpent » pour le générique de l’émission « Ça se discute » et continue à enchainer les scènes, studios et leçons de percussions.
Quarante ans après ses débuts et plus de vingt albums plus tard, Guem est devenu le maître des percussions, la référence sine qua non. Aujourd’hui, il sillonne toujours la France et le monde pour transmettre, intacte, sa passion des percussions.

Eglantine Chabasseur

English :

Algerian from Nigerian origin (born in 1947), initiated into the "Diwan" (Algerian worship incorporating percussions) from childhood by his family, Guem moved to Paris in 1960 to become first professional Footballer and then will start a career as a percussionist in jazz fusion formations ("Rahmann", 1979, with Didier Lockwood), before creating his own records and compositions with only percussion (in the African tradition). Guem is one of the first drummers to record himself in rerecording, in solo, to develop polyrhythms and to mix all kinds of percussions with various techniques and origins (from all parts of Africa and America) which he masters perfectly (djembe, congas, timbales, Magreb crotales (“krakebs”), cow-bells, bongos, maracas, etc.). His melodic and very composed approach of percussions (he plays with 5 synthetic congas) allows him to captivate a popular European audience, with an impressive traditional "Pan African" culture, also integrating Brazil and Cuba (and the Caribbean in general), and perhaps unique in the world today.


 



 

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Album: Best of Percussion
Genre: World Music
humeur: Aggressive, Danceable, Driving, Energetic, Exotic, Playful
instrumental: oui
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Album: Best of Percussion
Genre: World Music
humeur: Cinematic, Exotic, Happy, Playful
instrumental: oui
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Album: Best of Percussion
Genre: World Music
humeur: Energetic, Exotic, Happy, Playful, Uplifting
instrumental: oui
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Genre: World Music
humeur: Danceable, Energetic, Exotic, Happy, Upbeat, Uplifting
instrumental: oui
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